Comment choisir le système d’arrosage idéal en fonction de votre type de sol

14 mai 2025
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Savez-vous comment choisir le système d’irrigation idéal ? Quel est votre type de sol ? Découvrez dans ce guide comment améliorer le rendement de vos cultures

Si nous voulons optimiser la rentabilité de notre exploitation, nous devons disposer d’un système d’irrigation efficace. L’un des aspects les plus importants à prendre en compte pour choisir le type d’irrigation à mettre en place et concevoir un système adapté est la nature du sol.

Caractéristiques du sol

Les caractéristiques physiques et chimiques du sol sont essentielles pour comprendre comment se comporte l’eau d’irrigation que nous mettons à la disposition de nos cultures.

Texture du sol : 

Il s’agit de la proportion de particules de sable, de limon et d’argile présentes dans le sol.

  • Les sols sableux se drainent rapidement, ce qui peut entraîner une perte rapide d'eau par percolation en profondeur.
  • Les sols argileux sont moins bien drainés, ce qui peut entraîner des problèmes de saturation et d'engorgement.
  • Les sols limoneux ont une bonne capacité de rétention d'eau, mais peuvent également nécessiter une gestion plus minutieuse en matière d'irrigation.

Capacité de rétention d’eau

Il s’agit de la quantité d’eau que le sol peut stocker pour que les plantes puissent l’utiliser. Elle dépend principalement de la texture du sol.

  • Les sols à forte capacité de rétention (par exemple, les sols argileux) peuvent nécessiter des arrosages moins fréquents, mais avec des quantités d'eau plus importantes.
  • Les sols à faible capacité de rétention (comme les sols sableux) nécessiteront des arrosages plus fréquents, mais avec des quantités d'eau moindres.

Infiltration d’eau : 

C’est la vitesse à laquelle l’eau s’infiltre dans le sol.

  • Dans les sols à forte perméabilité (comme les sols sableux), l'eau s'infiltre rapidement ; il faut donc arroser plus fréquemment, mais en quantités plus faibles, afin de maintenir l'humidité dans la zone racinaire.
  • Dans les sols à faible perméabilité (comme les sols argileux), l'eau met plus de temps à s'infiltrer, ce qui peut entraîner une accumulation d'eau en surface et un risque d'engorgement si l'arrosage n'est pas modéré.

Porosité du sol : 

Il s’agit de l’espace vide entre les particules du sol, qui permet la circulation de l’air et de l’eau.

  • Les sols plus poreux (généralement sableux) permettent une circulation rapide de l'eau et de l'air, ce qui facilite le drainage, mais implique également qu'il faille arroser plus souvent et de manière modérée.
  • Dans les sols à faible porosité (comme les sols argileux), la circulation de l'eau et de l'air est plus lente, ce qui peut entraîner une saturation ou un compactage en cas d'arrosage excessif.

Profondeur du sol : 

Il s’agit de la profondeur à laquelle les racines des plantes peuvent puiser l’eau et les nutriments.

  • Des sols plus profonds permettent de stocker davantage d'eau, ce qui peut permettre d'espacer davantage les arrosages.
  • Dans les sols peu profonds, les racines ne peuvent pas puiser suffisamment d'eau ; l'arrosage doit donc être plus fréquent et plus précis.

Conditions de compactage du sol : 

Il s’agit du degré de regroupement des particules du sol, qui influe sur la porosité et la circulation de l’eau.

  • Les sols compactés entravent le passage de l'eau et de l'air, ce qui peut entraîner une mauvaise répartition de l'eau et favoriser son accumulation en surface. Cela peut se traduire par des zones de sur-irrigation ou de sous-irrigation.

Conductivité hydraulique : 

Il s’agit de la capacité du sol à laisser passer l’eau.

  • Les sols à haute conductivité hydraulique permettent à l'eau de s'écouler plus facilement.
  • Les sols à faible conductivité nécessitent une attention particulière en matière de répartition de l'eau, car l'humidité peut ne pas se déplacer efficacement.

Capacité d’échange cationique (CEC) : 

Il s’agit de la capacité du sol à retenir les cations (ions positifs tels que le calcium, le magnésium et le potassium) au sein de ses particules, ce qui influe sur la rétention des nutriments et de l’eau.

  • Bien que de manière plus indirecte, une CIC plus élevée peut aider le sol à mieux retenir l'eau et les nutriments, ce qui peut rendre l'irrigation plus efficace en permettant d'utiliser moins d'eau pour nourrir les plantes.

Température du sol : 

La température du sol influe sur l’évaporation de l’eau et l’activité biologique.

  • Sur les sols plus chauds, l'évaporation sera plus importante ; il peut donc être nécessaire d'arroser plus souvent, en particulier dans les climats chauds.
  • Dans les sols froids, la transpiration est moindre et l'arrosage doit être mieux maîtrisé pour éviter la saturation.

 Teneur en matière organique : 

La matière organique améliore la structure du sol et sa capacité de rétention d’eau.

  • Les sols riches en matière organique ont une meilleure capacité de rétention d'eau, ce qui peut réduire la fréquence d'arrosage nécessaire.
  • Les sols pauvres en matière organique nécessitent généralement un arrosage plus fréquent en raison de leur faible capacité de rétention d'eau.

La connaissance de ces caractéristiques est essentielle pour optimiser les systèmes d’irrigation, améliorer l’efficacité de l’utilisation de l’eau et éviter des problèmes tels que l’érosion ou l’engorgement. Elle devrait constituer un élément fondamental du projet de transformation du système d’irrigation d’une exploitation agricole.

Une fois notre exploitation caractérisée, nous devons évaluer l’influence et les interactions qui s’opèrent entre le système d’irrigation, le sol et les plantes.

En choisissant judicieusement les débits des émetteurs et l’espacement entre eux, nous pourrons contrôler la pluviométrie du système et, par conséquent, son interaction avec le sol et la plante.

§ Sols à forte capacité d’infiltration et faible capacité de rétention (sols sableux) : privilégier de faibles apports pluviométriques et des arrosages courts et fréquents afin d’éviter toute perte d’eau par percolation en profondeur. Utiliser des émetteurs à faible débit et les espacer de manière réduite.

§ Sols présentant une bonne capacité d’infiltration et une bonne capacité de rétention (sols limoneux) : des arrosages équilibrés qui permettent de remplir efficacement le profil.

§ Sols à faible capacité d’infiltration et à bonne capacité de rétention (sols argileux) : irrigations correspondant à de faibles précipitations et permettant de reconstituer le profil sans provoquer d’érosion ni de pertes par évaporation.

Dans les installations d’arrosage par aspersion présentant des problèmes d’infiltration, il convient d’utiliser des arroseurs ou des micro-arroseurs à faible débit, espacés de manière modérée ou rapprochés ; cela permettra d’assurer une bonne pénétration de l’eau dans le sol tout en contrôlant le débit du système.

 Chez CAUDAL, nous proposons une large gamme d’arroseurs destinés aussi bien à l’agriculture qu’au jardinage.

 Il faut garder à l’esprit que, pour mettre en place un système d’irrigation hautement efficace, il est nécessaire de disposer de goutteurs à pression compensée et, pour les cultures qui le permettent, d’installer des systèmes d’irrigation intégrés enterrés.

Chez CAUDAL, nous proposons une large gamme de tuyaux à goutteurs intégrés à compensation automatique (PC700 AS) à faible débit (1,1 et 1,6 l/h), permettant d’insérer des goutteurs à n’importe quelle distance ; tout en disposant d’une technologie spécifique pour l’irrigation souterraine (Roorguard).

Enfin, pour assurer un suivi adéquat de l’humidité du sol, il est recommandé d’installer des sondes d’humidité. Ces sondes doivent nous fournir des informations sur la zone où les racines puisent principalement l’eau et nous permettre d’évaluer si l’eau atteint correctement cette zone ou si elle s’écoule par percolation en profondeur.